![]() Dans une France qui désespère,
certains,
souvent les plus démunis, jouent le peu qu'ils ont encore, misant là où, même si les gains sont plus qu'improbables, les promesses publicitaires sont les plus importantes ![]() l'Euromillion ou Nicolas Sarkozy |
Une enquête, tout ce qu’il y a de plus sérieux, a montré que la baisse des effectifs d’élèves dans une classe n’avait pas, en général, d’effet déterminant sur les résultats scolaires des enfants concernés.
Beaucoup de politiques et d’organisateurs du système éducatif (Claude Allègre par exemple, dont les défenses sont actuellement très recherchées) se sont servis de cette étude pour écarter d’un geste de la manche toute demande allant dans le sens d’une réduction des effectifs des classes. Affirmant que l’étude montrait l’inefficacité de cet effort coûteux.
La conclusion paraît fondée, et pourtant …
Les biologistes connaissent bien la règle du baquet.*
On peut comparer la croissance d’une plante à la contenance d’un baquet ayant des lattes verticales.
Celle-ci est déterminée par la latte la plus courte.
De même la croissance d’une plante est régie par un certain nombre de paramètre (notamment la présence d’un certain nombre de nutriments dans le sol) et c’est celui qui est le plus loin de l’équilibre qui est déterminant.
Améliorer le paramètre le « moins mauvais » n’est pas inefficace, simplement ceci doit être assorti d’une autre mesure, concernant le facteur le plus faible.
Il en est de même en ce qui concerne l’enseignement, la taille des classes, des établissements, les programmes, les moyens, les modalités d’évaluation et la pression évaluative …
Ainsi, les conclusions que l’on peut tirer de l’observation statistique donnée au début, sont bien différentes de celles qui sont en générale proposées
« plus les conditions d'enseignement seront mauvaises
et moins la situation sera améliorée par une baisse d'effectif »
N'a-t-on pas là de quoi justifier la politique du pire ?
* Valable aussi pour les composantes d'une chaine HiFi
La photographie est menteuse
elle ne montre à l'oeil que
ce qu'il a envie de voir
...
merveilleuse invention !
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(Les scients)
Ils étaient si habiles
de la part mécanique
de l'esprit
que
même les êtres inanimés
dissimulaient leur nom
de peur que
ces créatures de raison pure
ne parviennent
contre toute évidence
à les persuader
de leur inexistence.
s'efforcer d'être humain
c'est
Passer de l'un
à l'autre
|
La technique est subtile tu es un politique et tu veux une majorité pour te porter au fauteuil de tes rêves ? ... chaque jour tu montre du doigt une catégorie minoritaire (nous le sommes tous) si possible avec des effectifs tout de même significatifs et à chaque fois tu as avec toi 70% des français qui tappent sur les autres et qui sont contents que tu t'occupes de leurs côtes et ce, chacun à son tour le pire c'est que ça marche
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J'ai vécu en «pédagogie des adultes» des questionnements du même genre. Le résultat de mes expérimentations et expériences est que la taille du groupe n'a d'impact sur l'ancrage d'une formation, à supposer qu'on utilise intelligement l'approche par les objectifs pédagogiques, la vraie, pas la "bidon" qui confond objectif et intention, qu'en référence au type de scénario mis en oeuvre.
Si le scénario est démonstratif, la limitation est plus dans l'architecture de la salle et les moyens auxiliaires que dans le nombre (du fond, on ne peut lire au tableau...).
Si le scénario est distributif , la limitation est dans la capacité du faciliteur à structurer les interactions : le groupe étnt devenu intermédiaire pédagogique, un nombre trop restreint de participants est facteur d'appauvrissement. Là aussi, l'organisation technologique du débat est le facteur essentiel de succès. Le tableau-papier va pour six personnes, les procédés graphoraux genre metaplan-créaplan fonctionnent jusqu'à la vingtaine, la mise en oeuvre de l'informatique avec télécommandes individuelles peut mettre au travail des groupes de cinquante à cent participants.
Si le scénario est fondé sur la découverte, c'est l'aptitude du responsable du groupe à le fractionner en sous-groupes semi-autonomes temporaires qui devient le fateur limitant ; l'hétérogénéité dans les sous-groupes est facteur de succès.
Pour ce qui est des structures scolaires, dans le primaire et le secondaire, un peu différentes du fait des spécificités mentales et psycho-motrices des enfants et des adolescents (c'est dans le supérieur que la pédagogie des adultes devient applicable), j'ai observé que si la taille n'était pas le facteur le plus différenciant en matière de réussite de l'enseignement, elle intervient comme élément d'un «mix».
De même que le mercaticien sait que les facteurs prix, distribution, délai, publicité, qualité, etc, n'ont de sens que synthétiquement ; quelles sont les bonnes combinaisons, de même l'enseignant doit savoir que les facteurs taille, rythme, scénario, supports, évaluation, etc, n'ont de valeur que synthétiquement : quelles sont les bonnes combinaisons ?
Je crois que les fondements méthodologiques d'expériences aboutissant à l'idée que la taille du groupe serait une variable neutre mériteraient approfondissement.
Merci de ce développement qui enrichit nettement le sujet
et avec lequel je suis tout à fait d'accord
le problème est que les derniers rapports
notamment à propos de l'enseignement des sciences
préconisent la démarche d'investigation
et en même temps les effectifs des classes augmentent
Je ne peux pas aller en salle info avec mes classes qui ont plus de 25 élèves
(question de postes notamment et de dynamique ... dépendant comme tu le dis du type de scénario que j'envisage)
avec 25 je suis déjà obligé d'être très carré dans les moments de mise au point
(au-delà c'est tout simplement impossible)
Ce sur quoi je voulais insister c'est sur le fait que
plus nos conditions de travail se dégraderont
et plus les enquêtes montreront que le facteur effectif n'a aucune influence
(Question personnelle : tel que je t'entends, tu dois connaitre ce merveilleux outils (au départ de questionnement) qu'est l'abaque de Régnier ? )
En effet, au-dessus de 30 élèves, il est possible de baisser le chauffage, la chaleur humaine ambiante régnant naturellement.
A qui faut-il s'adresser pour soumettre cette idée?
Ca c'est une bonne idée
Mais voudront il se salir les pieds dans la terre ? (sourire)