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Dans une France qui désespère,
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Du fagot des Nombreux

Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /2009 05:50


  2008   2009  
  En ce 31 décembre, au terme d’une année si pleine pour notre pays, c’est avec reconnaissance pour la confiance que vous m’avez témoignée et conscient des devoirs qu’elle m’impose que je m’adresse à vous.   L’année 2008 s’achève. Elle a été rude.  
        Ce passage de la formule de gauche à celle de droite mériterait une transition plus conséquente.
Par exemple, un bilan des promesses et quelques conséquences à propos ... des inconséquences de l'agitateur de réalité.
 
  Ce soir, j’ai une pensée pour chacun d’entre vous.

Je pense à vous qui vous préparez à fêter la nouvelle année avec votre famille, avec vos amis, en oubliant les soucis de la vie quotidienne.

Je pense à vous qui êtes obligés de travailler cette nuit au service des autres et à vous, soldats français en opérations loin de vos foyers et qui risquez votre vie pour défendre nos valeurs.

Je pense aussi à vous qui êtes seuls et pour qui cette soirée sans personne à qui parler sera une soirée de solitude semblable à toutes les autres.

Je pense à vous, que la vie a éprouvés, et que la tristesse ou la douleur tiennent à l’écart de la fête.


  C’est la raison pour laquelle je veux penser d’abord à ceux que la vie a durement éprouvés, à ceux qui ont perdu leur emploi sans y être pour quoi que ce soit, à ceux qui sont victimes d’injustice, à ceux qui doivent affronter l’absence d’un être cher.

Je veux penser à nos soldats qui en ce moment même risquent leur vie pour notre sécurité et pour la paix. Je veux penser à leurs familles qui vivent douloureusement cette séparation. Et plus encore à ceux qui pleurent un fils, un mari, un fiancé, un père.
 
   
Cette partie est restée quasiment la même, monsieur Sarkozy se construit du pathos et des manques des uns et des autres.
Une de ses capacités principales étant d'orienter ces potentiels d'action et de souffrance vers contre les uns et les autres
   
 
 
A chacun de vous je veux adresser un message d’espérance, un message de foi dans la vie et dans l’avenir. Je voudrais convaincre même celui qui en doute qu’il n’y a pas de fatalité du malheur.


Au milieu des joies et des peines que l’existence réserve à chacun d’entre nous, nous pouvons, par l’effort de tous, bâtir une société où la vie sera plus facile, où l’avenir pourra être regardé avec davantage de confiance.

C’est la tâche que vous m’avez confiée en m’élisant Président de la République au mois de mai dernier. Tâche immense tant la France a pris de retard sur la marche du monde.
  néant  
 
      Ici, le message d'espoir du candidat Sarkozy a, et pour cause, disparu.

 
  Je sais combien est grande votre attente d’un changement profond après des années d’efforts et de sacrifices que la plupart d’entre vous a le sentiment d’avoir consentis en vain.

Je sais les craintes que beaucoup d’entre vous éprouvent pour l’avenir de leurs enfants. Je sais l’angoisse qui vous étreint quand vous avez peur de perdre votre emploi ou quand vous craignez que l’augmentation du coût de la vie ne vous permette plus, même en travaillant dur, de faire vivre décemment votre famille.

Je sais votre exaspération quand vous voulez entreprendre ou quand vous voulez travailler davantage et que vous avez le sentiment que tout est fait pour vous en empêcher.

Alors, tout ne peut être résolu en un jour ! Mais, croyez-le bien, ma détermination est sans faille. Malgré les obstacles, malgré les difficultés, ce que j’ai dit, je le ferai. Je le ferai tout simplement parce que c’est l’intérêt de la France.

Depuis que vous m’avez choisi pour présider aux destinées de notre pays, j’ai voulu tout mettre en œuvre pour tenir la promesse que je vous avais faite de vous rendre la fierté d’être Français, de vous donner le sentiment que dans notre vieux pays tout pourrait devenir possible.
  Pour tous les Français, cette année a été difficile. La crise économique et financière mondiale est venue ajouter son lot de peines et de souffrances. Chacun d’entre vous en subit les conséquences.

Face à cette crise je mesure la responsabilité qui est la mienne. Cette responsabilité je l’assumerai pour que tous ceux qui en ont besoin soient protégés par l’Etat et que notre pays sorte plus fort de cette épreuve.

Depuis que les difficultés sont apparues je vous ai toujours dit la vérité et j’ai agi. C’était mon devoir.

Le pire aurait été que, dans cette situation, chaque pays décide sans se préoccuper des autres. Les initiatives que j’ai prises au nom de la présidence française de l’Union européenne pour coordonner l’action de tous les Européens et pour réunir les chefs d’État des vingt plus grandes puissances mondiales à Washington, ont permis d’éviter que le monde s’engage sur la pente du chacun pour soi qui aurait été fatale. De même, l’immobilisme serait une faute.
 
 
      Le président ne fait plus état des attentes des uns et des autres. Il est passé à une seconde phase (le passage en force du traîté en atteste) qui ne nécessite plus l'accord du peuple.
Comme pour d'autres avant lui, l'état de crise permet de se passer de la légitimité qu'il revendiquait temps il y a peu.

 
  J’ai, avec François Fillon et tout le gouvernement, engagé depuis 8 mois beaucoup de changements profonds.

A ceux qui trouvent que cela n’est pas allé assez vite, je veux dire que j’ai fait tout ce que je pensais possible de faire en tenant compte de l’exigence du dialogue social et de la négociation. Je ne crois pas à la brutalité comme méthode de gouvernement. Je crois que mon rôle est de convaincre et de rassembler non de heurter et de diviser. C’est ce à quoi je me suis efforcé dans le respect de tous.

A ceux qui pensent que le changement a été trop rapide, je veux dire qu’il ne faut pas perdre de vue que notre pays a trop attendu et que le temps presse si nous voulons rester maîtres de notre destin.

J’ai voulu mettre chacun face à ses responsabilités. J’ai pris les miennes. J’ai pu commettre des erreurs. Mais depuis 8 mois, je n’ai agi qu’avec le souci de défendre les intérêts de la France et pas un jour ne s’est passé où je ne me sois répété l’engagement que j’ai pris envers chacun de vous : « Je ne vous tromperai pas, je ne vous trahirai pas ». Je vous dois la vérité. Je vous la dirai toujours. Je ne m’autoriserai aucune hypocrisie.

J’ai mis tout mon cœur, et toute mon énergie à être le Président de tous les français et pas seulement de ceux qui ont toujours partagé mes convictions. C’est pourquoi j’ai voulu l’ouverture, c’est pourquoi je l’ai faite avec des hommes et des femmes de valeur. Je ne leur ai pas demandé de se renier. Je leur ai simplement proposé de servir leur pays. Ils l’ont accepté. Je leur en suis reconnaissant.

C’est avec le même esprit d’ouverture, avec la même volonté de tenir mes engagements que j’aborde cette nouvelle année où, malgré une conjoncture internationale freinée par la crise financière, les premiers résultats de l’action entreprise devraient se faire sentir.
  J’ai promis que les mêmes causes ne produiraient plus les mêmes effets. La France a exigé des changements pour moraliser le capitalisme, promouvoir l’entrepreneur sur le spéculateur, sanctionner les excès inacceptables qui vous ont scandalisés à juste titre, pour redonner à la dimension humaine toute sa place dans l’économie. Nous obtiendrons des résultats lors du prochain sommet de Londres le 2 avril.

Dans une période de crise comme le monde n’en avait pas connu depuis bien longtemps, j’ai essayé de changer l’Europe. Depuis toujours j’ai la conviction que l’Europe ne doit pas subir mais agir et protéger. Avec la réponse commune à la crise financière, la résolution de la crise géorgienne, la création de l’Union pour la Méditerranée, l’accord sur le climat et l’énergie, la preuve est faite désormais que c’est possible. Ce n’était qu’un premier pas. Il faut continuer car je reste persuadé que le monde a besoin d’une Europe forte, indépendante, imaginative.

Les difficultés qui nous attendent en 2009 seront grandes. J’en suis pleinement conscient. Je suis plus décidé que jamais à y faire face, avec le souci de la justice, avec l’obsession d’obtenir des résultats. Après avoir préservé les économies de chacun grâce au plan de sauvetage des banques, ce sont les emplois de tous qu’il faut désormais sauver. Le plan de relance massif de l’investissement de 26 milliards d’euros qui a été décidé y contribuera. C’est un effort considérable. Des mesures ont été arrêtées pour sauver notre industrie automobile, en contrepartie de l’engagement des constructeurs de ne plus délocaliser leur production. D’autres initiatives seront prises avec le fonds souverain dont nous nous sommes dotés pour préserver notre tissu industriel.

Nous serons pragmatiques, attentifs, réactifs et s’il faut faire davantage, nous le ferons mais en gardant notre sang froid.

Les difficultés, mes chers compatriotes, nous avons les moyens de les affronter.
A condition d’être solidaires les uns des autres. Je ne laisserai pas les plus fragiles se débattre seuls dans les pires difficultés. Dans l’épreuve, la solidarité doit jouer sans que le travail soit découragé. C’est pourquoi j’ai voulu que soit créé le RSA, qui s’appliquera pour la 1ère fois en 2009. Désormais, chaque Français qui reprendra un travail sera encouragé, valorisé, récompensé.

Pour nous en sortir chacun devra faire des efforts. Car de cette crise va naître un monde nouveau auquel nous devons nous préparer en travaillant plus, en investissant davantage, en poursuivant les réformes qu’il n’est pas question d’arrêter car elles sont vitales pour notre avenir.
 
        La mise face à face de ces deux passages est impitoyable (pitoyable ?) pour le président Sarkozy.

Qu'ont donné, un an après toutes ces mesures censées favoriser un nouvel élan de la France ?

Il faudrait ici évoquer précisément ces mesures pour montrer que, comme le souhait de dérégulation des prêts bancaires qui était un cheval de bataille du candidat, les cadeaux fiscaux, le développement des heures supplémentaires, ces mesures ont au contraire plombé la France et amoindri sa capacité de résistance à la crise.

Il ne reste plus, tout bilan à moyen terme étant catastrophique, qu'à évoquer la dernière mesure en court, celle qui ne dispose pas de suffisamment de recul pour en mesurer l'éventuelle efficacité.

Des déclarations de l'an passé, dont les conclusions sont au mieux, totalement dépassée, seul reste le "travailler plus"
 
  En cette fin d’année 2007 une première étape s’achève sur la voie du changement. Ce fut celle de l’urgence : urgence à dépasser les vieux clivages partisans. Urgence du choc fiscal et social pour rétablir la confiance et soutenir l’activité et qui a permis à notre économie de mieux résister que d’autres au ralentissement de la conjoncture. Urgence du pouvoir d’achat. Urgence de l’autonomie des universités. Urgence de réformer les régimes spéciaux, de libérer et de réhabiliter le travail. Urgence du service minimum. Urgence de la modernisation de l’Etat qui commence enfin, urgence des réformes qui attendent depuis 20 ans ou 30 ans. Urgence que la France devienne exemplaire en matière d’environnement, de qualité de la vie, de développement durable. Urgence du traité simplifié pour débloquer l’Europe, l’Europe dont je n’ai jamais cessé de penser qu’elle était indispensable. Urgence que la France se remette à parler avec tout le monde pour qu’elle puisse jouer le rôle qui doit être le sien au service de la paix et de l’équilibre du monde, au service de ceux qui souffrent, des enfants et des femmes martyrisés, des persécutés, de ceux qui attendent au fond de leurs prisons que la France parle et agisse pour eux.
  Pour nous en sortir chacun devra faire des efforts. Car de cette crise va naître un monde nouveau auquel nous devons nous préparer en travaillant plus, en investissant davantage, en poursuivant les réformes qu’il n’est pas question d’arrêter car elles sont vitales pour notre avenir.

Durant l’année 2009, nous réformerons l’hôpital dont les personnels sont admirables de dévouement et de compétences, la formation professionnelle indispensable pour que chacun ait la chance d’un emploi, notre organisation territoriale que tant de conservatismes ont rendu inextricables, la recherche qui conditionne notre compétitivité.

Je pense aussi à la réforme du lycée qui est nécessaire pour éviter l’échec de tant de nos enfants dans l’enseignement supérieur et l’injustice qui fait que tant de fils et de filles, de familles modestes n’ont pas les mêmes chances que les autres. J’ai demandé que soit pris le temps de la concertation, parce que prendre le temps de réfléchir ensemble, ce n’est pas perdre du temps pour la réforme. C’est en gagner.

Je pense enfin à la réforme de notre procédure pénale si importante pour mieux protéger nos libertés individuelles, dont la nécessité s’est faite jour plusieurs fois de façon criante durant l’année écoulée.


 
         
  On voit où nous ont emmené ces urgences se succédant les unes aux autres à un rythme d'enfer.
  Rien ne permet de dégager un an plus tard des éléments qui seraient positifs.  
  Avec 2008, une deuxième étape s’ouvre : celle d’une politique qui touche davantage encore à l’essentiel, à notre façon d’être dans la société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c'est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation.

Depuis trop longtemps la politique se réduit à la gestion restant à l’écart des causes réelles de nos maux qui sont souvent plus profondes. J’ai la conviction que dans l’époque où nous sommes, nous avons besoin de ce que j’appelle une politique de civilisation.

Nous ne résoudrons rien si nous ne bâtissons pas l’école et la ville du XXIème siècle, si nous ne mettons pas au cœur de la politique le souci de l’intégration, de la diversité, de la justice, des droits de l’Homme, de l’environnement, si nous ne retrouvons pas le goût de l’aventure et du risque, le sens de la responsabilité en même temps que celui du respect et de la solidarité, ou si nous n’entreprenons pas de moraliser le capitalisme financier. Il ne s’agit pas de faire des discours - on en a tant fait - il s’agit d’agir pour obtenir des résultats.

Alors, que la France montre la voie ! C’est ce que depuis toujours tous les peuples du monde attendent d’elle.
  Mes chers compatriotes, toutes ces réformes, je les mènerai avec le Premier ministre François Fillon et le gouvernement, non par esprit de système mais parce qu’elles sont la condition qui permettra à la France de se faire une place dans ce nouveau monde qui se construit. Ainsi, nous deviendrons plus compétitifs, plus innovants. Et en même temps, nous préserverons les valeurs qui font notre spécificité : le travail, l’effort, le mérite, la laïcité et la solidarité, sans laquelle aucun effort n’est acceptable.  
  La fameuse politique de civilisation du président   Il est nécessaire ici de la délayer dans les paroles creuses, en matière de conclusion
un an après son élection
le président Sarkozy n'a déjà plus rien à dire aux français que des mots vides de sens.
Si ce n'est en désaccord avec ce que son propre comportement montre à tous chaque jour, notamment en matière de solidarité.
 

Le face à face des voeux d'un même président à un an d'intervale est révélateur de cette fuite en avant, sans que jamais de bilan réel ne soit fait, dont la France souffre parce qu'il empêche tout projet réel et qu'il développe et entretien cela même qu'il prétend combattre et en particulier le conflit et l'insécurité, ces terrains sur lesquels Nicolas Sarkozy sait qu'il saura prospérer.





A noter :
L'oubli total de la politique internationale pourtant omniprésente, n'est pas accidentel.

Monsieur Sarkozy s'est gardé pendant une semaine de tout contact avec les dirigeants israéliens, ce qui a permis aux bombardement de doubler le nombre de morts et de batiments détruits.
(Dans le même temps il contactait le président Palestinien pour déplorer les causes (palestiniennes) responsables des bombardements, et exiger l'arrêt des tirs de roquettes, avant celui des tirs israéliens )





Par Le bateleur - Publié dans : LES NOMBREUX - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Communauté : liesbuster
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Si le douzième pied

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Peu me chaut qu'il marie
                  en croisant cette chair
Un sexe que d'aucun
                 jugeront incivil
au prétexte d'un souffle
                 au bout de sa bannière

La photographie est menteuse
elle ne montre à l'oeil que
ce qu'il a envie de voir
...
merveilleuse invention !

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(Les scients)

Ils étaient si habiles
de la part mécanique
de l'esprit
que

même les êtres inanimés
dissimulaient leur nom

de peur que
ces créatures de raison pure 
ne parviennent

contre toute évidence

à les persuader

de leur inexistence.










s'efforcer d'être humain

c'est

  Passer de l'un

  à l'autre

 

 

 


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La technique est subtile
tu es un politique
et tu veux une majorité
pour te porter
au fauteuil de tes rêves ?

...
chaque jour tu montre du doigt
une catégorie minoritaire
(nous le sommes tous)
si possible avec des effectifs
tout de même significatifs

et à chaque fois
tu as avec toi

70% des français
qui tappent sur les autres
et qui sont contents
que tu t'occupes de leurs
côtes


et ce,
chacun à son tour


le pire
c'est que ça marche




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