![]() Dans une France qui désespère,
certains,
souvent les plus démunis, jouent le peu qu'ils ont encore, misant là où, même si les gains sont plus qu'improbables, les promesses publicitaires sont les plus importantes ![]() l'Euromillion ou Nicolas Sarkozy |
En alternance avec d’autres livres plus rafraîchissants (« Le pays où l’on arrive jamais ») je dévore avec une grande gloutonnerie l’ouvrage de Bill Bonner dont
j’ai déjà évoqué à plusieurs reprises la chronique boursière pleine de
finesse dont il est le fondateur (chronique de l’Agora)
Le titre avait pourtant de quoi me faire lâcher des mains le livre au moment de le saisir sur l’étal
du libraire.
Du style racoleur qui fait les best seller propres à sombrer dans l’oubli peu de temps après le pic des ventes : « L’Empire des dettes » 
sous-titré « A l’aube d’une crise économique épique ».
Confiance en Bill ? Attrait pour cette personnalité d’économiste un peu philosophe, maniant (et
s’en moquant) le latin et le grec avec habileté et féru d’histoire mondiale ?
A l’arrivée, bonne surprise. Les 396 pages se parcourent avec facilité alors même que l’auteur apporte plusieurs lumières tout à fait nouvelles sur la vie économique et militaire de ce pays (les
USA) qu’il voit comme un empire en déclin.
Le bon côté des choses, comme pour le livre de .... « Les bâtards de Voltaire ou la dictature de la raison en occident » (que l’auteur à visiblement lu avec attention) est que le
citoyen américain est disculpé des accusations souvent formulées à son encontre.
Bonner montre que le coupable des désastres humains de ces derniers siècles est le gigantisme et l’attrait qu’il exerce sur ceux qui grimpent trop haut sur les échelles du pouvoir*. Ce gigantisme
qui est le propre du monde moderne dont tous les projets portent la marque.
Celle qui labellise alors même que son absence, « le petit » (à l’échelle humaine), disqualifie à jamais.
Une thèse particulièrement intéressante évoque les guerres (soi-disant) démocratiques.
Ces guerres caractérisent en effet des conflits qui ne peuvent se résoudre par la négociation – enracinées qu’elles sont dans la haine de l’autre et
pire, de ce qu’il représente comme culture ** –
Guerre sans fin puisque désormais celle-ci ne pourrait advenir qu’après l’anéantissement total de l’ennemi ... ce qui rend alors impossible la signature d’un « traité de
paix ».
* jusqu’à ces niveaux de l’atmosphère où l’air raréfié leur tourne la tête et les rend plus sensibles aux délires intérieurs,
** du temps des monarchies, les familles qui se faisaient la guerre étaient parentes, dès lors le conflit ne pouvait aller trop loin et tenait le plus souvent de la querelle plus que du
jihad.
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La photographie est menteuse
elle ne montre à l'oeil que
ce qu'il a envie de voir
...
merveilleuse invention !
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(Les scients)
Ils étaient si habiles
de la part mécanique
de l'esprit
que
même les êtres inanimés
dissimulaient leur nom
de peur que
ces créatures de raison pure
ne parviennent
contre toute évidence
à les persuader
de leur inexistence.
s'efforcer d'être humain
c'est
Passer de l'un
à l'autre
|
La technique est subtile tu es un politique et tu veux une majorité pour te porter au fauteuil de tes rêves ? ... chaque jour tu montre du doigt une catégorie minoritaire (nous le sommes tous) si possible avec des effectifs tout de même significatifs et à chaque fois tu as avec toi 70% des français qui tappent sur les autres et qui sont contents que tu t'occupes de leurs côtes et ce, chacun à son tour le pire c'est que ça marche
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