![]() Dans une France qui désespère,
certains,
souvent les plus démunis, jouent le peu qu'ils ont encore, misant là où, même si les gains sont plus qu'improbables, les promesses publicitaires sont les plus importantes ![]() l'Euromillion ou Nicolas Sarkozy |
Dimanche,
septième jour : Je ne veux pas l´apprivoiser, je veux la voir vivre.
Elle s´est éveillée en même temps que les cris d´oiseaux.
Et je ne saurais dire de quelle manière son corps, aussi horizontal et immobile qu´un marbre funéraire, se trouva soudain fièrement dressé sous le ciel.
Son premier regard a été pour moi, même si rien dans son visage n´a marqué une quelconque surprise, et si, détournant négligemment sa tête, elle sembla ensuite m´ignorer, s´accroupissant pour cueillir une scabieuse.
Présentant dans sa direction les paumes de mes mains, pouces orientés vers le haut, je m´efforçai alors d´adresser dans sa direction une invite, de toute mon âme ... de tout mon coeur.
Mais très vite, je me ravisai.
Je ne veux pas l´apprivoiser, je veux la voir vivre.
Les deux mains jointes autour de la fleur, elle s´approcha de moi, me donna un peu de cette odeur discrète et bleue, puis fixa la tige dans les cheveux qu´elle avait noirs, et ronds comme ceux d´un page.
Toute la journée - à quelques pas l´un de l´autre - ne fut qu´une longue promenade. Tantôt guidée par la jeune femme, vers de petites grottes chaudes et intimes comme la bouche d´une baleine et que son pas semblait inventer, tantôt par moi même, dans les différentes étendues liquides de toutes natures qui se découvraient à chaque nouveau mouvement du terrain.
Nous prîmes même un bain dans une eau claire et pourtant noire autant que les roches qui l´enserraient.
A plusieurs mètres d´Elle, malgré la sensation troublante de toucher son corps par l´intermédiaire de l'onde qui nous unissait, je n´eus à aucun moment l´envie, ou l'idée même, de me rapprocher de sa peau.
Lorsque la nuit tomba, nous étions l´un et l´autre à l´écoute des derniers chants d´oiseaux, assis sur de vastes pierres plates et lisses, assez proches l´une de l´autre.
J´osai alors parler.
Non ! Pas de "phrases à transporter du message", d´elle à moi ou le contraire, mais d´objets finis, de ces vases accueillants tant aux liquides, aux fleurs, qu´aux lumières de la vie, et que les pages des livres nomment parfois poésie.
Celle qui boit dans le creux de ma main
sa cheville
son genou
sa hanche
à chaque instant
mes lèvres oublient
se souviennent à jamais
de leur parfum
pluie d'orage
pluie d'été qui redonne la vie
aux gorges vertes que le soleil avait brûlées
eau qui coule au front du blessé
celle qui boit dans le creux de ma main
me donne la vie au toucher de sa bouche
et la musique de ses yeux
consume ma douleur et ma joie
bois parfumé
qui se meurt pour embaumer
...
celle qui boit ma main
La réponse en chair fut semblable à ce que ma bouche venait de prononcer, et a belle me rendit, geste pour mot, toutes les caresses en souffle de mes lèvres.
Elle restait pourtant sauvage et lointaine, et cette distance entre nos âmes donnait au désir une immense cage de résonance qui amplifiait chaque frisson, renforçait chaque étonnement, produisait un écho infini à chaque plaisir.
L´éternité durant laquelle je la tins dans mes bras, calme, presque assoupie,
la tête posée contre mon cou, une de mes mains sur sa poitrine à écouter ses
rêves, cette éternité là eut pourtant une fin, lorsqu´elle jaillit, à nouveau étrangère, comme je l´avais souhaité.
Depuis, nous parcourons le grand pays de verre : ses mers, exact inverse du
monde terrestre, - elle m´en a montré le chemin - ses montagnes, parcourues
de sentes agrippées à leurs flancs, ses forêts, aussi changeantes que le vent ou l'éclat apparent des étoiles.
Et dans nos voyages, nous sommes toujours suffisamment loin l´un de l´autre pour qu´aucune ombre ne nous cache ce monde merveilleux, pas plus que l´unique être vivant qui compte à nos yeux.
Je ne veux pas l´apprivoiser, je veux la voir vivre.
La photographie est menteuse
elle ne montre à l'oeil que
ce qu'il a envie de voir
...
merveilleuse invention !
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(Les scients)
Ils étaient si habiles
de la part mécanique
de l'esprit
que
même les êtres inanimés
dissimulaient leur nom
de peur que
ces créatures de raison pure
ne parviennent
contre toute évidence
à les persuader
de leur inexistence.
s'efforcer d'être humain
c'est
Passer de l'un
à l'autre
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La technique est subtile tu es un politique et tu veux une majorité pour te porter au fauteuil de tes rêves ? ... chaque jour tu montre du doigt une catégorie minoritaire (nous le sommes tous) si possible avec des effectifs tout de même significatifs et à chaque fois tu as avec toi 70% des français qui tappent sur les autres et qui sont contents que tu t'occupes de leurs côtes et ce, chacun à son tour le pire c'est que ça marche
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magie intacte...
d'une beauté indicible.
mais qui réchauffe autant que le soleil de Calabre présent sur cette dernière photographie
merci Russalka