![]() Dans une France qui désespère,
certains,
souvent les plus démunis, jouent le peu qu'ils ont encore, misant là où, même si les gains sont plus qu'improbables, les promesses publicitaires sont les plus importantes ![]() l'Euromillion ou Nicolas Sarkozy |
A l'occasion de la dernière réforme en cours dans l'Education Nationale de notre pays, un peu partout des avis s'expriment à propos de l'affirmation du titre reprise à leur compte par ceux qui ont en charge notre pays.
Comme souvent les thèses s'affrontent, assez radicales, et fortement teintée par la position d'où l'on cause.
Un peu de recul est nécessaire pour trier le réel et le réel construit, ainsi que pour cerner les enjeux des changements souhaités.
De l’intérieur du bidule, je constate : le redoublement est un échec pour 90% des
élèves qui redoublent.
Avec un cycle à peu près constant :
(si l’élève est bien disposé) premier trimestre : plus que convenable, mais fin en baisse
second : en net fléchissement
troisième : grosses fragilités voire pire.
Une des raisons est qu’il est très difficile pour un élève de revoir la même chose
dans toutes les matières pendant une année complète.
Au début il est content de la facilité nouvelle qu’il éprouve, il s’y fait piéger (le savoir n’aide ni les profs, ni les parents à accompagner cela)
Tout cela est largement renforcé par la nouvelle manière de fonctionner de l’école.
Dans un soucis d’efficacité (lire “critique de l’efficacité” comme antidote http://bit.ly/1m2K1h) les enseignements visent de plus en plus
directement les résultats, les parcours sont alors de plus en plus secs et construit en rapport avec les situations d’évaluation (évaluation par compétences – calquées sur ce qui se fait dans la
formation professionnelle des adultes !)
Il est donc de plus en plus pénible de refaire une année.
Pour toutes ces raisons, l’élève qui redouble actuellement perd le plus souvent une
années, voire parfois plus.
J’ai connu des élèves de troisième redoublant pour obtenir l’orientation qu’ils souhaitaient, faire une seconde troisième pire que la première.
Les intelligences actives de l’état (conseillers divers) ont mis un certain temps à
accepter cette réalité.
En fait il ne l’ont fait que pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’intérêt des “petits d’hommes”
Tout cela, comme le reste, n’est dicté que par des préoccupations économiques :
Actuellement, un étudiant en fac coûte moitié moins cher qu’un élève de collège
(trois fois moins qu’un élève de lycée professionnel – on comprend pourquoi le bac pro se passe à présent surtout en 2ans contre 4ans par le passé, après un BEP)
Le rôle de grand parking à jeune est donc dévolu à la fac vers lequel les professeurs principaux responsables de l’orientation des élèves sont sommés d’orienter de plus en plus d’élèves. (Le
point clé étant l’orientation du collège vers … le lycée, avec des cotas à suivre pour que l’établissement soit dans la ligne.)
Avant d’envisager le recours au redoublement, il s’agit de revoir totalement la
prise en charge de ces élèves.
Comme par exemple un regroupement sur un certain nombre d’heures de ces élèves qui suivraient un parcours spécifique visant à valoriser cette seconde année et à éviter les effets que j’ai évoqué
précédemment.
En bilan on pourrait dire que tout a été mis en oeuvre pour que le gouvernement ait
raison lorsqu’il affirme que le redoublement est contreproductif.
Mais ici comme ailleurs on a d’abord coupé les pattes du chien pour en venir à constater qu’il est grabataire.
Il y aurait un véritable travail à faire sur la différenciation des rythmes
scolaires des élèves en rapport avec leur profil d’apprentissage.
Mais cela n’intéresse pas grand monde.
Depuis que l’Europe a adopté la stratégie de Lisbonne (orientation tous les efforts
vers les Nouvelles Technologies “de l’intelligence”) on a bien compris que seule une petite minorité de têtes en accord avec l’époque intéressent les décideurs de notre avenir.
La destination des sommes alouées au Grand Emprunt National confirme ceci, rien de ne concerne des savoirs faire basiques existant, la plupart des crédits devrait être consacré au seul avenir que
nos politiques sont capables de nous envisager : des hautes technologies en intraveineuse.
Alors le petit gars en difficulté qui aurait besoin d’un coup de pouce pour faire de la menuiserie … vous pensez donc !
Luc Comeau-Montasse
du fagot des Nombreux
(enseignant, ex responsable de centre de formation, ex conseiller en formation d’adulte… apprenti humain)
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La photographie est menteuse
elle ne montre à l'oeil que
ce qu'il a envie de voir
...
merveilleuse invention !
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(Les scients)
Ils étaient si habiles
de la part mécanique
de l'esprit
que
même les êtres inanimés
dissimulaient leur nom
de peur que
ces créatures de raison pure
ne parviennent
contre toute évidence
à les persuader
de leur inexistence.
s'efforcer d'être humain
c'est
Passer de l'un
à l'autre
|
La technique est subtile tu es un politique et tu veux une majorité pour te porter au fauteuil de tes rêves ? ... chaque jour tu montre du doigt une catégorie minoritaire (nous le sommes tous) si possible avec des effectifs tout de même significatifs et à chaque fois tu as avec toi 70% des français qui tappent sur les autres et qui sont contents que tu t'occupes de leurs côtes et ce, chacun à son tour le pire c'est que ça marche
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