"Connais-toi toi-même !
...
Si je me connaissais moi-même
je partirais en courant !"
Johann Wolfgang Goethe a dit cela
mais chez l'auteur du Faust, bien évidemment il faut lire une nuance dans cette sentence
(et non l'affirmation péremptoire que l'on sait ...)
Il est bien loin d'ignorer le sens que Socrate donnait au verbe
enjoignant chacun au voyage
même si le but n'est
ni possible
ni souhaitable comme le dit si bien Goethe.
C'est la citation du jour (10 juillet) dans le merveilleux Almanach de Henri Gougaud
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Par Luc Comeau-Montasse
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Moi qui autrefois, avant ma conversion (les mauvaises langues, les jaloux, les aigris ceux qui n'ont pas de talents à monnayer dans l'affaire, parleront de trahison) refusait de travailler dans l'urgence ("C'est urgent ça attendra demain, sinon ... on peut en discuter tout de suite ... calmement")
j'apprécie énormément une des caratéristique de la nouvelle présidence de la république française à savoir précisément le ton d'urgence dans lequel elle baigne.
Pas une minute à perdre: refusant de céder à "l'attentisme" ou à "l'immobilisme", Nicolas Sarkozy a saisi l'occasion de son premier voyage officiel en Allemagne mercredi, quelques heures à peine après sa prise de fonction, pour inviter le couple franco-allemand à se mettre " au travail, car il y a tout de suite urgence à agir" sur l'Europe et EADS.
Une première: jamais un président français ne s'était rendu outre-Rhin le jour même de son investiture. Jacques Chirac avait certes réservé son premier déplacement à Strasbourg le 18 mai 1995 pour le chancelier allemand Helmut Kohl, mais au lendemain de sa prise de fonction. Un geste symbolique, mais surtout "politique" face aux "urgences" de l'heure, a exposé Nicolas Sarkozy.
"En venant ici dès ma prise de fonction, je n'ai pas voulu seulement accomplir un geste symbolique. J'ai voulu exprimer mon souhait que nous nous mettions tout de suite au travail, car il y a urgence à agir", a expliqué le nouveau chef de l'État lors d'une déclaration conjointe d'une dizaine de minutes aux côtés d'Angela Merkel à la Chancellerie de Berlin.
"La politique de la France telle que je la conçois ne sera pas marquée du sceau de l'attentisme, ni en matière de politique intérieure, ni en matière de politique européenne, ni en matière de politique étrangère", a-t-il promis. Les sujets communs "sont si importants que l'attentisme, que l'immobilisme, que le conservatisme ne peuvent pas être des solutions."
La première urgence, selon lui, "sortir l'Union européenne de sa paralysie" consécutive aux "non" français et néerlandais à la Constitution européenne en 2005. Pour ce faire, il faut que Paris et Berlin "s'entendent, s'épaulant l'un l'autre", a-t-il plaidé, sans évoquer son projet de "traité simplifié" qui serait soumis au Parlement français -et non à référendum- avant 2009.
Autant l'hyperactivité est un symptome qu'il s'agit de dépister dès les premiers âges chez l'enfant, de combattre chez le jeune trop remuant, de discipliner partout dans le monde du travail,
autant chez le sportif de haut niveau, le coq ou le chien de combat cette (saine) agressivité, cette focalisation constante sur la cible, cette urgence constante qui conduit à augmenter la pression sur l'instant (au détriment des projets sur le long terme, mais de tels projets sont-ils encore nécessaire dans un monde si imprévisible et si complexe ?)
ne doivent pas être soigné à coup de ritaline, mais louées et entretenue,
c'est grâce à cette énergie cinglante que
la France, l'Europe, l'Amérique, l'Afrique, le monde entier se réveilleront de leur torpeur
et emboiteront le pas à notre bien aimé président sur la voix
...
...
...
euh !?
...
...
...
... du changement (ouf ! je voyais pas très bien terminer cette phrase là !)
Certains parlent de bougisme ou de bougitude parce qu'ils envient la capacité de notre président à aborder en même temps, de front, un nombre important de problèmes, leur appliquant dans un temps record une solution nouvelle qui le plus souvent bouscule la situation, détruisant ce confort (toujours nocif en situation de travail*), de tous ceux qui se trouvent dans le champ du problème.
Assurément, avec un tel homme à la tête de la France, pour peu que nos partenaires mondiaux acceptent de reconnaître la supprématie de notre pays en matière d'innovation, de capacité à mobiliser les peuples (souvenons nous de la révolution française et de mai soixante huit , de l'empire napoléonnien, et de ces jeunes hommes politiques bouillants (j'ai soudain un doute ?) qu'étaient les fondateurs de l'Europe) ainsi que le droit naturel de la France à accompagner tout en le conseillant utilement, le leadership des USA,
assurément, notre monde est en marche vers
...
...
...
euh !?
...
...
...
du changement.
et qu'un sang impur abreuve nos sillons.
* de nombreuses études ont monté que lorsqu'on ajoute du stress (et augmente l'inconfort) en situation de travail, la productivité augmente.
Par Luc Comeau-Montasse
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