Catégories

Liens sur la toile

décourcis


______No mind'S land_____
 
 
__________________
la révolution est elle
possible ?



 
-

La france mal traitée de Lisbonne

souhaitable
___________________ 
  
oxydez vous la planète ?
 
 
 
 
 
Malformation due à l'agent orange de Monsanto
 pour augmenter
la visibilité sur la toile
des crimes passés 
de MONSANTO
 
______________________



le juke box
de Michel Mahler
                   
Dans une France qui désespère,
certains,
souvent
les plus démunis,
jouent
le peu qu'ils ont encore,
misant là où,
même si les gains sont plus qu'improbables,
les promesses publicitaires sont les plus importantes

                   
l'Euromillion

ou
Nicolas Sarkozy
site inscrit dans la catégorie "actualités & medias" de Meta Annuaire liens en dur.

W3C

  • Flux RSS des articles

Du fagot des Nombreux

Lundi 18 décembre 2006

La route était toute en sinuosités douces à travers la campagne du plateau de Gravelotte et l'homme qui tenait le volant avait une belle assurance, maîtrisant le véhicule, probablement une voiture de sport connue de tous les adolescents mais dont j'ignorais l'existence le matin même, à la perfection.

Responsable d'une agence immobilière messine, c'était à sa vitrine qu'une « petite maison lorraine » avait attiré mon regard. Un quart d'heure après avoir poussé la porte de l'agence, il m'emmenait la visiter.

-          Nous ne sommes plus très loin

En moi-même, je pensais « tant mieux » car nous étions partis depuis près d'une demi-heure du centre de Metz et je ne souhaitais pas m'éloigner davantage de la ville et de mes habitudes messines.

-          La prochaine à gauche et le village se trouve deux kilomètres plus loin.

Confirmant ses dires, il met son clignotant alors même qu'un véhicule roulant à vive allure émerge d'une courbe et s'approche sur l'autre voie.

Sans ralentir aucunement, paraissant même ne pas avoir aperçu le petit bolide qui fonçait dans notre direction, et avant même que je n'aie eu le temps d'intervenir de quelque manière que ce soit, mon chauffeur tourne vers le village,
les deux véhicules sont sur la même trajectoire, la collision est inévitable.


Aucun choc, rien !
Il ne s'est rien passé.

Le corps raide de peur, je parviens à lâcher

-          Mais … sur la route … la voiture qui venait en face ?

Alors, j'entends cette réponse donnée d'un ton neutre par un visage lisse comme un lac souterrain, cette réponse qui tourne encore dans mon esprit à la recherche de son sens et surtout, d'un lien avec la réalité absurde que je venais de traverser

-          Vous voulez sans doute parler de l'épave de 205 rouge et de ses trois loubards à bord – certainement des jeunes de Borny ! –

-          (Dans un souffle je parviens à lâcher) Oui !

-         Voyez-vous monsieur, ces gens là, je les ignore.
        Nous ne sommes pas du même monde !
Par Luc Comeau-Montasse - Publié dans : Fictions courtes - Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Mardi 21 février 2006
   

Je ne sais lequel de vous deux lira le premier ce mot ...

J’ignore également vers qui je préfèrerais que cela soit ...

Toi Maman ?
Je vois déjà les larmes déborder tes yeux ...
Toi Papa ?
C’est alors la colère qui doit déformer l’ensemble des lignes de ton visage !

Un peu partout autour de vous les cris et les lamentations vont naître
si ce n’est pas déjà le cas.

Oui nous avons décidé de partir, c’est à dire de sortir.

Bien sur vous allez tous penser à une folie collective de vos enfants,
Peut-être voyez-vous là une action suicidaire, analogue à celles qui se produisaient « de votre temps »
lorsque des hommes se transformaient en bombe humaine cherchant à emporter avec eux dans la mort le plus possible de vivants.

Mais ceux-là étaient des fanatiques, ceux-là croyaient en une vie après que le cœur ait cessé de battre.
Ce n’est pas notre cas.
Et c’est précisément pour cette raison que nous refusons de limiter la seule existence dont nous sommes certains, cloîtrés comme des moines ou des pénitents.

Peut-être même songez-vous, pour combler votre vide de compréhension face à notre acte, à un joueur de flute qui serait passé par le chemin de nos esprits et nous aurait envoûtés à la manière des rats de la légende, nous emmenant derrière lui en bataillons serrés, vers notre perte.

Peut-être vous revient-il à l’esprit quelque dette
vis-à-vis de ce diable que vous auriez omis de rembourser, vous les parents. 
Je sais que du côté du passé, vous n’avez pas l’âme tranquille.

Oui, vos enfants ne veulent plus de cette vie sous terre, pour le plus grand nombre,
sous des dômes de plastiques, pour les plus fortunés d’entre nous,
confinés dans des espaces morts, aseptisés privés de la clarté naturelle du jour ou de la nuit et du cycle des saisons-soleil dont nous n’avons appris l’existence que par hasard dans des livres.

Vous nous avez toujours affirmé que l’homme ne pouvait pas, ne pouvait plus survivre à l’air libre,
que le moindre des parasites, des microbes ou virus de la surface emporteraient le plus vaillant des hommes en moins d’une semaine.
A présent, nous sommes convaincus de la fausseté de ces propos.
Oui pour la plupart, nous périrons peut-être ces prochains jours,
mais la vie a des ressources inépuisables dans lesquelles nous avons à présent davantage confiance qu’en votre science d’embaumeurs et de sarcophages.

Certains d’entre nous survivrons et pour ceux-là un nouveau pacte avec la Terre et Sedna sera scellé.

Il n’y a pas d’avenir dans ce repliement qui a vu l’humanité confiner tout d’abord ses aliments
- les végétaux, l’eau et la chair à manger -
puis s’enfermer elle-même lorsqu’elle s’est aperçue de l’impossibilité de mettre en cage le reste du vivant sans l’anéantir.

L’homme n’est pas fait, nous ne sommes pas né pour vivre en cage.

Vous avez connu la vie au-dehors, avec ses menaces et ses incertitudes.
L’âge, la faiblesse et la peur vous ont conduit à vous en isoler.
Pour nous qui sommes né en prison, sans le soutien de ces souvenirs que vous possédez
- bonheurs engrangés et craintes mêlées -
 l’appel est bien trop puissant, il nous est impossible d’y résister.

Je ne tenterai pas de vous persuader de nous rejoindre,
vous êtes bien trop habitué à l'existence minérale que vous avez choisie.

Peut-être qu’aucun d’entre nous ne survivra
- bien que nous soyons tous profondément persuadé du contraire -
au moins aurons-nous eu le bonheur de mourir vivants.

Par Luc Comeau-Montasse - Publié dans : Fictions courtes - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 22 décembre 2005

Le bonheur n'a pas d'histoire

-         Derrière un ballon de rouge, il puise un peu de courage dans la couleur puissante, intense, du vin de table et les vapeurs qui commencent à envahir le petit monde gris et jaune pâle de ses pensées.
Après vingt années de mariage, Pierre sent faiblir sa tendresse pour le co-pilote d’un bateau qui dérive depuis trop longtemps.
 « Vous m’en remettez un … »

-         Tournant, à en creuser la tasse, sa cuillère dans un liquide insuffisamment noir pour son palais, Italo hésite à avaler la demi-gorgée fade et trop sucrée qui fait cercle devant son regard.
Pourtant, il sait qu’il boira.
Italo n’a-t-il pas déjà payé ?

-         Une eau minérale.
Sophie s’y dissout tout entière, à commencer par ses yeux si pesants ce matin … comme chaque matin.
Du moins s’efforce-t-elle d’y parvenir.
Ne lui a-t-on pas affirmé qu’ainsi l’œil paraît plus lumineux.
Et le prince charmant ne devrait pas tarder …

-         Un petit jaune.
Après plusieurs autres, aussi ronds, aussi parfumés, aussi vite engloutis sans presque toucher la langue.
Marc prépare sa nuit.
Bien sur, ce somnifère là n’est pas remboursé par la sécurité sociale, mais au moins, inutile de passer devant le médecin et d’expliquer pourquoi chaque jour ce coup sur le crâne est si nécessaire pour chasser un réel sale et malodorant qui vibre si fort quand vient le soir.

-         Mademoiselle ! Une menthe à l’eau … et s’il vous plait, deux pailles !

Par Luc Comeau-Montasse - Publié dans : Fictions courtes - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 11 septembre 2005

 

 Ce courrier est une forme de contrition. J'ai mal agi en pensée, et je dois pour m'en libérer le confesser.
Or à qui avouer, si ce n'est à celui-là même envers lequel mon âme se sent coupable ?
 
Par avance, je sais que tout ce que je vais dire ici a peu de chance de vous toucher. Parce que nos mondes sont si éloignés l'un de l'autre
   à moi celui des immeubles vitrés qui dominent la ville, des costumes et cravates en soie, de la culture qui se regarde, de la pensée subtile
   à vous les portes cochères, les sombres couloirs du métro, le bol de soupe conditionnée à la
désinfection des vêtements et à la douche.

Peu importe la distance toute virtuelle - puisque construite par le regard et les conventions de l'homme - qui nous sépare, un jour nos chemins se sont croisés.

Un demi de bière bu avec un client trop peu de temps après avoir ingurgité une grande tasse de thé m'a conduit à pénétrer dans un de ces lieux douteux où je ne m'aventure jamais : une vespasienne, un urinoir public, une pissotière, où je ne suis entré qu'avec d'infinies précautions.

Vous acheviez de soulager votre envie. Je vous ai vu cracher de grasses glaires tandis que vous réajustiez un pantalon deux fois trop large, nouant une cordelette qui faisait office de ceinture.
En vous je ne discernais rien d'humain. Dans ce regard trouble, cette lèvre inférieure avachie, dans ce corps flasque tordu comme un figuier.
J'ai même failli faire demi-tour tant était grand le dégoût que me causait votre rencontre. 
Mais la pression sur mon bas-ventre était bien trop douloureuse !

Sans aucunement vous soucier de ma présence, vous avez alors fouillé l'un des sacs en plastique posés à vos pieds, finissant par en extraire ce qui ressemblait vaguement à un peigne puis, face à un miroir accroché à l'un des murs de ce lieu nauséabond, vous avez alors entrepris, à mon grand étonnement, de mettre de l'ordre dans la tignasse embroussaillée qui vous couvrait la tête jusqu'aux sourcils.

C'est alors que, dans ce regard que vous posiez sur vous-même, dans cette application calme et lente que vous mettiez à lisser vos cheveux, à les conduire patiemment, très précisément, là où devait être leur place, c’est alors que j'ai perçu, aussi réel que la lame d'un couteau au contact des chairs, votre sens du beau.
Vos yeux fixés sur votre reflet me montraient à quel point l'homme en vous avait du respect pour lui-même, et, en dépit de toute infortune, le désir et peut-être même à cet instant la joie d'exister.

Je suis alors sorti d'un lieu où je n'avais rien à faire, avec le sentiment de ma faute.
De cela, par la présente lettre, je vous demande pardon.

Et ne voyez surtout pas de mépris de ma part, mais plutôt un réel et sincère respect ...
si je dépose ce courrier dans une poubelle.

 

_________________________

Si vous ne l'avez pas déjà acheté plusieurs fois
commandez à nouveau un exemplaire de ce livre terrible de René Taesch
mais qui comme René est traversé d'un sourire murmuré en patois Lorrain

Par Luc Comeau-Montasse - Publié dans : Fictions courtes - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

Texte libre

amour libre

Si le douzième pied

                  se sent l'âme virile
Peu me chaut qu'il marie
                  en croisant cette chair
Un sexe que d'aucun
                 jugeront incivil
au prétexte d'un souffle
                 au bout de sa bannière

La photographie est menteuse
elle ne montre à l'oeil que
ce qu'il a envie de voir
...
merveilleuse invention !

____________________

(Les scients)

Ils étaient si habiles
de la part mécanique
de l'esprit
que

même les êtres inanimés
dissimulaient leur nom

de peur que
ces créatures de raison pure 
ne parviennent

contre toute évidence

à les persuader

de leur inexistence.










s'efforcer d'être humain

c'est

  Passer de l'un

  à l'autre

 

 

 


BlogueParade.com - Annuaire des Blogues francophones

 

 

 

 

 

 

 



La technique est subtile
tu es un politique
et tu veux une majorité
pour te porter
au fauteuil de tes rêves ?

...
chaque jour tu montre du doigt
une catégorie minoritaire
(nous le sommes tous)
si possible avec des effectifs
tout de même significatifs

et à chaque fois
tu as avec toi

70% des français
qui tappent sur les autres
et qui sont contents
que tu t'occupes de leurs
côtes


et ce,
chacun à son tour


le pire
c'est que ça marche




site inscrit dans la catégorie "actualités & medias" de Meta Annuaire liens en dur.
annuaire referencementsite inscrit dans la catégorie "actualités & medias" de Meta Annuaire liens en dur.





Almanach de Crops








referencement de sites sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus