Il fait du faux vrai avec le bout de son pinceau
mais sait aussi le vrai avec l'extrémité de ses mains

En utilisant son premier talent, j'ai fait travaillé des élèves d'un atelier d'écriture qui ont donnés de très beaux textes, souvent très poétiques, inspirés de ses compositions.
Quand à cette miche d'un pain plein et gouteux
à regarder la photo
ma mémoire salive comme un escargot.
Par Luc Comeau-Montasse
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Publié dans : Tableaux de Pascal Sevère
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Tableau de Pascal Sevère* (cliquer pour agrandir)
Noircir le papier d'idées et d'images
puisées dans la pensée sous le front noble et droit
plans pour donner forme au monde
orienter ce désordre
tout juste bon à faire naître des contes pour enfants
ou des larmes sur les joues des demoiselles !
Noircir le papier en des lignes pures et claires
qu'y émerge les desseins et le destin de l'homme
et qu'ils recouvrent cette geste primitive
naive, gorgé d'inutile
ce ballet incompréhensible et flou
y porter les couleurs franches et leur lumière sans équivoque !
Tel était le projet du grand homme
avant qu'il noircisse à l'air libre
puis blanchisse sous terre
sans jamais avoir vu combien ses lignes droites se moquaient
dès qu'elles pouvaient se libérer de lui
dans un reflet.
* Actuellement en quête de commandes
(une piste grâce à Viviane. ... merci)
Par Luc Comeau-Montasse
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Tableau de Pascal Sevère* (cliquer pour agrandir)
Un véritable mensonge
pareil à cette vie de façade
dans laquelle aucun vin capiteux, aucune liqueur digestive, thé rugueux ou finement bergamoté
ni même la moindre goutte de café noir
n’avait jamais coulé
récipient pur de toute souillure
réduit à mimer la joie du festin
rien en lui n’avait connu le profondeur du breuvage ou le contact des lèvres
le temps ayant tourné à vide
aucune aspérité à retenir
image mimée réduite à crier le bonheur
pour en cacher l’absence nouée.
* Actuellement en quête de commandes
(une piste grâce à V. ... merci)
Par Luc Comeau-Montasse
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Tableau de Pascal Sevère* (cliquer pour agrandir)
Bien trop lâche pour oser
ne serait-ce que la fuite
Le délabrement avait atteint la moindre des cellules de son corps
ses souvenirs même partaient en lambeaux
que la lumière buvait
au fur et à mesure de leur libération
le corps, lui
était figé au point que même le vent n'aurait su se saisir
d’un fil de ses cheveux
la peur avait liquéfié jusqu’à son âme.
Honteux d’abriter pareille créature
ses godillots laissèrent couler vers le centre de la Terre
celui qui n’était plus que tripaille en eau.
* Actuellement en quête de commandes
Par Luc Comeau-Montasse
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