Vivre c'est avant tout respirer
c'est à dire accepter qu'entre dans nos poumons
l'intime de l'intime
ce lieu où brûle la flamme permanente de notre corps
une matière totalement invisible
une présence dont nous ignorons tout
et qui peut aussi bien nous apporter
sans que rien ne nous en avertisse
au lieu de l'énergie de la vie
la corruption de la mort.
Mais respirer c'est aussi être traversé
d'une mélodie et d'un rythme
qui donnent tous deux une amplitude et une couleur variable
à notre existence.
C'est ainsi qu'oublier par exemple
que les jours qui viennent sont les plus sombres de l'année
- mon chat,
qui, ces temps ci
dort la moitiée de la journée
et ne fait que de brèves incursion au dehors,
le sait bien mieux que moi -
ces jours qui incitent
l'esprit à baisser la garde
à se laisser gagner des rèves qui nourriront les prochaines germinations
pour peu que notre corps soit à l'écoute
ces jours sont un présent à célébrer dans la joie
lorsque la puissance de la nuit sera à son apogée.
C'est pourquoi
tu peux sans crainte oublier ce faux vieillard
qui porte sur lui la couleur de la honte
et des relants de la colère que n'ose le Christkindel
mais en aucun cas tu ne dois
si tu ne veux que le petit peuple qui t'habite
ne se rébelle de ton impiété
en aucun cas tu ne dois oublier
de célébrer le retour du soleil au plus profond de la nuit.
Le choix du rite et de l'offrande importe peu
à condition que tu acceptes
au plus fort de la nuit
de renoncer quelques temps au confort de tes murs
cette carapace protectrice qui amorti le bruissement sourd des vivants
pour aller respirer sur la lande
ou ailleurs
un air mélé aux rayons des étoiles
à cette promesse du retour de la sève
en son exact inverse.
Et qui sait
sur ces corps dont la vie à repris la vie
et que nous nommons terre
peut-être
au moment du basculement d'un rève vers un autre
qui sait
peut-être nos souffles se mèleront-ils
nos esprit partageant alors
les songes que nous osons pour l'avenir.
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.. on en peut dire autant de Bacchus, qui, de l' aveu de tous les anciens, était le même que l' Osiris égyptien et que le dieu soleil, dont on présentait l'
image enfantine à l' adoration du peuple au solstice d' hiver. Bacchus était mis à mort, descendait aux enfers et ressuscitait, et l' on célébrait tous les ans les mysteres de sa passion
: on appelait ces fêtes, titaniques et fêtes de la nuit parfaite . On suppose que ce dieu fut mis en pieces par les géans, mais que sa mere ou Cérès réunit ses membres, et qu' il reparut jeune et vigoureux. |
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| extrait de |
Abrégé de l'origine de tous les cultes - 1796 |
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s
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Voir aussi
Solstice d'hiver








Autrefois, l'ouvrier travaillait souvent à la journée. Et parfois il décidait de "







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